Le Salariat pue

Parution du livre, le salariat pue, publié aux Editions Caméras Animales. 10 euros.

http://www.camerasanimales.com/livre09.html

“10 ans à faire le put dans cette boîte. revenir sans cesse car le contrat signé pour du fric.

accoutumés à la servilité. dès votre naissance comme nous tous. on vous on nous forme. lentement. en profondeur. famille patrie école écrans produits obéir aux maîtres.

j’y vais. j’efface tout au long. plus de mémoire. se réduire à rien. ramper après l’ancienneté. s’enrayer. crâne ordinateur. déjà dans la démarche il y a l’humiliation. répéter les gestes. y aller c’est mourir. c’est se rendre. se rendre. accepter de perdre. se pendre un peu. on le sait. on connaît. l’humiliation et on y va étrange opération d’oppression. automutilation.

non je ne suis pas opérationnel et je ne serai jamais opé. je veux être l’erreur la panne le truc qui coince qui vous les brise secrètement qui est rance bien moisi la contre-performance même.”

L’éditeur :

Avec des mots simples, forts et violents, Beurk exprime l’insupportable du monde du travail vécu comme une forme de séquestration, de déchéance quotidienne et d’aliénation. Une violence, acceptée et légitimée par le corps social (pour lequel le travail salarié est une des choses les plus désirables), faite aux corps et aux vies : un emprisonnement.
Le salariat pue est un texte-catharsis, un cri en texte, souvent noté lors de moments volés sur le lieu de travail, et dans les tunnels de publicités des rames de transport bondées prises mécaniquement pendant des années, pour aller au travail et pour en repartir.

Presse :

 « Ces pages constituent, à peu de choses près, le catalogue de l’enfermement.
Il faut aussi lire sous le texte (car c’en est un) les raisons de cette curieuse soumission à l’idée de survivre à l’existence. Un peu comme qui entre dans le confessionnal en sachant bien que la faute n’est grande que parce qu’on accepte de la commettre.
« tout est à refaire » vs « en faire le moins possible »
La pratique de l’écriture, sur ces lieux ainsi désignés, et contre toute attente, ouvre des brèches dans ce magma d’ordures et d’humiliations. »
Patrick Cintas, RAL,M, 22 avril 2018

 « Un cri de haine contre le système salariat, écrit dans une langue crue, froide, sans fioritures. »
Fabrice Trochet, Mauvaisenouvelle.fr, 15 avril 2018

 « Après toutes ces années, j’ai senti que j’arrivais à bout. »
« Le livre a été écrit dans le métro, matin et soir, au travail, aux toilettes, pendant les réunions, les pauses, les moments arrachés à l’ennui, la nuit durant les insomnies. Lorsque la tête commençait à éclater. L’estomac à brûler. »
« Rendre les coups. Tenter de. Respirer. Plutôt que de se suicider. »
“Making-of” de Beurk à propos de son livre, D-Fiction, 12 mars 2018

 « Des mots qui font face aux maux, des cris sourds qui témoignent sociologiquement de ce qui peut animer certains zadistes, altermondialistes, marginaux, punks-à-chiens, ou tout bonnement ces gens qui haïssent leurs collègues. »
« Beurk n’arrive plus à sourire. Ses rêves n’existent plus. Il est broyé par la Machine (pensons au premier volet de Matrix), sans doute destiné comme d’autres à être un jour recyclés. Le contenu est donc noir, très déprimant. On a connu des employés mal en point. Là, on dépasse la jauge. »
Sylvain Nicolino, Obskuremag.net, 9 mars 2018

 « Le salariat pue ne raconte pas tout cela. Il le crie. La littérature n’est pas faite pour tisser de belles histoires. Elle pose des bombes à retardement, elle dégoupille des grenades à fragmentations. Beurk lui assigne un seul but : détruire l’ignominie de l’exploitation libérale. »
« Une vingtaine de textes. Pas besoin de plus. Vingt constats définitifs. Vingt condamnations à mort. Un guide pratique de non-compromission. »
André Murcie, PIAI!, février 2018

 « Ruez-vous sur le livre de Beurk, Le salariat pue, Caméras animales. »
Livre de la semaine sur Libr-critique + parution de deux extraits.
Fabrice Thumerel, Libr-critique, 4 et 25 février 2018

 « Ces deux textes sont comme deux « TRACTS » qui pourraient provenir d’un syndicat Acéphale dont les membres les plus actifs seraient Antonin Artaud, Sarah Kane, Joyce, H.D. Thoreau, François Richard, Guy Debord, Onuma Nemon, Mehdi Belhaj Kacem, Pierre Guyotat etc. »
« C’est brutal. Sauvage. Neuf. Vif. Vivant. »
« Deux textes qui s’embrassent et s’embrasent mutuellement sur l’urgence de faire entendre l’impérieuse nécessité de stopper le stupide process économico-social contemporain capitaliste dans lequel nos sociétés humaines sont empêtrées et crèvent à petit feu. »
Régis Nivelle, Lithoral.fr, 12 février 2018

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